Communications Étudiantes Primés/Award-winning Student Papers

Display:

For nearly a century, choral singing has and continues to be a defining characteristic of Winnipeg’s high art culture. Between the 1920s and 1960s, two demographic minorities strongly identified choral singing as a cultural marker. On one hand, the politically and economically dominant Anglo-Canadian (British- heritage) society enabled the dissemination of English choral culture in their community. On the other hand, the immigrant, ethno-religious group of German and Russian speaking Mennonites, where choral singing had long been central to their rural way of living, re-signified the activity as an expression of their new urban identity. Each group was striving to achieve choral excellence within their own cultural ideals and boundaries. Occasionally their worlds intersected. This paper investigates the musical exchanges between these communities, and considers the outcomes, shaped in part by societal changes, that resulted in a shift in the balance of power. Mennonites began to attain prominence in city choirs that had once been dominated by Anglo-Canadians. This discourse also provides an excellent opportunity to demonstrate the relevance of Pierre Bourdieu’s theory of cultural capital and Michel Foucault’s theory of power. Methodology included the reading of previous research (Berg (1985, 1988), Keiller (2006), Klassen (1995) Letkemann (1985, 2007), Schellenberg (1968), Richards (2001), Small (1998), Smith (2006), Stokes (1994),Tippet (1990), Titon (2004)), archival exploration of various choral groups, interviews with choristers and choral conductors, and the systematic searching and reading of memoirs, journals and local newspapers. This paper contributes to conversation about musical networks, places and spaces in urban Canadian centers.

Depuis près d’un siècle, le chant choral est une caractéristique principale de l’art savant à Winnipeg. Entre les années 1920 et 1960, deux groupes démographiques se sont fortement identifiées au chant choral comme repère culturel. D’un côté, la société anglo-canadienne de descendance britannique, politiquement et économiquement dominante, a permis la dissémination de la culture chorale anglaise dans leur communauté. D’un autre côté, le groupe immigrant ethno-religieux des Mennonites russophones et germanophones, dont le chant choral a longtemps été au cœur de la vie rurale, a donné un nouveau sens à l’activité comme expression de leur nouvelle identité urbaine. Chaque groupe a fait tout en son pouvoir pour atteindre l’excellence en chant choral, avec ses propres idéaux culturels et ses limites. À l’occasion, leurs univers se sont croisés. Cette communication étudie les échanges musicaux entre ces communautés, et observe les résultats, formés en partie par les changements sociétaux, qui ont mené à un déplacement de l’équilibre du pouvoir. Les Mennonites ont en effet commencé à atteindre de la notoriété dans des chorales municipales qui avaient auparavant été dominées par des Anglo-Canadiens. Ce propos apporte également une excellente opportunité pour démontrer la pertinence de la théorie de Pierre Bourdieu au sujet du capital culturel et de la théorie du pouvoir de Michel Foucault. La méthodologie utilisée comprend la lecture de recherches antérieures (Berg [1985, 2003], Keiller [2006], Klassen [1995], Letkemann [2007], Schellenberg [1968], Richards [2001], Small [1998] Smith [2006], Stokes [1994], Tippet [1990], Titon [2004]), l’exploration des archives de diverses chorales, l’entrevue de choristes et de chefs de chœurs, la recherche systématique et la lecture de mémoires, revues et journaux locaux. Cette communication contribue à la conversation au sujet des réseaux musicaux, des lieux et des espaces dans les centres urbains du Canada.

John Murray Gibbon (1875-1952), du Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP), et Marius Barbeau (1883-1969), du Musée national du Canada, ont organisé, sous l’inspiration du renouveau du chant folklorique anglais, une série nationale de festivals (1927-1931). Ceux-ci faisaient la promotion d’une « mosaïque » pour caractériser le récit idéal de l’identité canadienne. Les archives personnelles de la chanteuse Florence Glenn (1901-1974), que le Musée canadien de l’histoire (anciennement Musée canadien des civilisations) a récemment acquises, mettent en valeur le rôle clé qu’elle a joué à l’égard de la diffusion musicale de la vision de Gibbon et de Barbeau auprès d’auditoires variés. Elle a entrepris cette diffusion dans les festivals du CFCP et l’a poursuivie pendant sa carrière d’interprète mondialement reconnue de « chants folkloriques canadiens ». 

Inspired by the English folk song revival, John Murray Gibbon (1875-1952) of the Canadian Pacific Railway (CPR) and Marius Barbeau (1883-1969) of the National Museum of Canada organized a nationwide series of festivals (1927-1931) promoting a “mosaic” as the ideal narrative of Canadian identity. Recent archival acquisitions of the singer Florence Glenn’s (1901-1974) personal papers at the Canadian Museum of Civilization showcase her key role in the musical dissemination of Gibbon and Barbeau’s vision to diverse audiences, beginning with the CPR festivals and continuing in her career as an internationally renowned performer of “Canadian Folksongs.” 

Landscape plays a central role in the construction of a Canadian national identity, and artists lie at the forefront of creating a national iconography that frames how people see and understand their country. Christopher Tilley’s work on the phenomenology of landscape describes how topographies can become non-verbal texts that take on symbolic meanings that people read and interpret like any other text. The idea of the Canadian wilderness, therefore, is not linked to a specific place, but constructed within the imagination— something internal and idealized. This paper analyses the opening and closing sections of The Pines of Emily Carr by Vancouver-born composer Jean Coulthard to examine the creation of a national identity through a musical representation of Canada’s landscape. Coulthard draws from her own experiences on the West Coast as well as Emily Carr’s journals and paintings to portray the images the Vancouver Island forests in its various moods through mimetic sounds including wind, birdcalls, and storms. Like Carr, Coulthard uses these external expressions of landscape to point to an idealized, internal spirit-world beyond the physical landscape. Coulthard’s compositional techniques, such as the embellishment of the narrated text with an alto voice, and an emphasis on mood and atmosphere attempt to move the listener from hearing a landscape to acknowledging its deeper symbolic significance. Although not overtly nationalistic, Coulthard’s piece examines the role of imagination in forming a collective vision of the landscape.

Le paysage joue un rôle crucial dans la construction de l’identité nationale canadienne, et les artistes se situent à l’avant-garde de la création d’une iconographie nationale qui définit la vision et la compréhension qu’ont les Canadiens de leur pays. Dans l’œuvre de Christopher Tilley portant sur la phénoménologie du paysage, l’auteur affirme que la topographie peut se transformer en texte non verbal revêtant une signification symbolique que les gens peuvent lire et interpréter comme tout autre texte. L’idée de la nature sauvage canadienne n’est donc pas reliée à un endroit précis, mais se construit plutôt dans l’imagination; elle est intérieure et idéalisée. Le présent exposé analysera les sections du début et de la fin de The Pines of Emily Carr, de la compositrice Jean Coulthard, née à Vancouver, pour y découvrir la création d’une identité nationale au moyen d’une représentation musicale du paysage canadien. Mme Coulthard s’inspire de son propre vécu sur la côte Ouest ainsi que des journaux intimes et des peintures d’Emily Carr afin d’évoquer les forêts de l’île de Vancouver au fil des saisons, en imitant le vent, des tempêtes et des chants d’oiseaux dans ses compositions. Comme Emily Carr, Mme Coulthard se sert de ces expressions du paysage pour décrire la réalité d’un monde imaginaire idéalisé, qui existe au delà du paysage naturel. Les techniques compositionnelles de Mme Coulthard, telles que l’embellissement de la narration au moyen d’une voix d’alto et son insistance sur l’ambiance et l’atmosphère, ont pour but d’amener l’auditeur à entendre plus que le paysage et à reconnaître la signification symbolique profonde de la composition. Bien que la pièce de Mme Coulthard ne soit pas ouvertement nationaliste, elle examine le rôle que joue l’imagination dans la formation d’une vision collective du paysage.

Les treize mélodies composées par Serge Garant (1929-1986) entre 1951 et 1956 laissent transparaître les étapes ayant chez lui mené à une première maturité stylistique. Certains auteurs laissent entendre que cette maturité est caractérisée par l’emploi que fait Garant du sérialisme, qui culmine pour la première fois dans le cycle des Caprices (1954). J’ai pour ma part réalisé des analyses de ces treize mélodies, analyses qui me permettent d’ancrer mes conclusions dans l’observation des stratégies compositionnelles récurrentes chez ce compositeur. Je peux de ce fait soutenir que certains des traits stylistiques caractéristiques des quatre Caprices – traits harmoniques, rythmiques, formels – commencent à apparaître dès 1951, et ce, dans des mélodies qui ne sont pas même sérielles. Ces observations faites, il m’est possible de remettre en question les bases sur lesquelles on a jusqu’à aujourd’hui jugé du style de Serge Garant, et de réhabiliter certaines œuvres au catalogue de sa maturité.

The thirteen melodies composed by Serge Garant (1929-1986) between 1951 and 1956 reveal the steps that lead him to a first period of stylistic maturity. Certain authors suggest that this maturity is characterized by Garant’s use of serialism, which peaks for the first time in the song cycle Caprices (1954). I myself have completed the analysis of these thirteen melodies, and these analyses allow me to link my conclusions to observation of this composer’s recurrent compositional strategies. I can therefore make the case that certain characteristic stylistic traits of the four Caprices – harmonic, rhythmic, and formal traits – begin to appear as early as 1951, in melodies that are not even serial. With these observations completed, it is possible for me to challenge the basis on which we have, until now, judged Serge Garant’s style, and to reintegrate certain works to his mature period.

La Société de musique des universités canadiennes et la Fondation SOCAN ont le plaisir de vous annoncer que Joseph Siu a reçu le Prix Fondation SOCAN /George-Proctor 2017 pour sa présentation intitulée: « Reexamining the Loosely-Knit Subordinate Theme in the Classical Style:  A Phrase Rhythmic Approach».

MusCan Office

MusCan is led by a committed community of volunteers from across Canada. You can contact our secretariat by mail, phone, or email.

10 Morrow Avenue, Suite 202
Toronto, ON
M6R 2J1
Canada
416-538-1650
office [AT] muscan.org