Communications Étudiantes Primés/Award-winning Student Papers

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Ce projet de recherche a pour but d’étudier le phénomène du cross-over en musique classique au Québec. D’abord pratiquée comme stratégie marketing, cette pratique a su s’implanter dans les programmations de concert des orchestres symphoniques de Québec et de Montréal, ainsi que dans le répertoire de certains musiciens classique indépendants, tel Angèle Dubeau. Toutefois, la pratique du cross-over semble aussi être devenue un moyen pour le public de renouer avec les institutions de musique classique. Ainsi, le cross-over en musique classique est-il seulement une stratégie marketing ou est-il aussi le reflet des nouveaux rapports de la société québécoise avec ses institutions de musique classique et suggérant une démocratisation de la musique classique ? Présentement, aucune recherche ne permet de comprendre le phénomène au-delà de sa qualité de stratégie marketing, soit sa nature socio- culturelle et ce qu’elle nous indique sur le rapport de la société au Québec avec les institutions de musique classique. Pour mener à bien un tel projet de recherche, la première étape consiste à aller à la rencontre des directeurs artistiques, musiciens d’orchestre, chefs d’orchestre et musiciens indépendants classique ayant pratiqué le cross-over afin de mener avec eux des entretiens semi-dirigés pour connaître leurs motivations face à une telle pratique, quelle réception ils perçoivent chez le public et quels changements ils constatent dans leurs rapports avec le public. Ces entrevues, une fois les données analysées, permettront de dresser une cartographie précise de l’impact du cross-over en musique classique au Québec. Cette recherche permettra finalement de mieux comprendre le phénomène du cross-over au Québec dans son entier, intégrant la musique populaire à la musique classique, et quel impact celui-ci a sur la démocratisation de la musique classique au Québec, rapprochant les organismes tels les orchestres symphoniques, ou autres organismes diffusant de la musique classique, et le public.

Les treize mélodies composées par Serge Garant (1929-1986) entre 1951 et 1956 laissent transparaître les étapes ayant chez lui mené à une première maturité stylistique. Certains auteurs laissent entendre que cette maturité est caractérisée par l’emploi que fait Garant du sérialisme, qui culmine pour la première fois dans le cycle des Caprices (1954). J’ai pour ma part réalisé des analyses de ces treize mélodies, analyses qui me permettent d’ancrer mes conclusions dans l’observation des stratégies compositionnelles récurrentes chez ce compositeur. Je peux de ce fait soutenir que certains des traits stylistiques caractéristiques des quatre Caprices – traits harmoniques, rythmiques, formels – commencent à apparaître dès 1951, et ce, dans des mélodies qui ne sont pas même sérielles. Ces observations faites, il m’est possible de remettre en question les bases sur lesquelles on a jusqu’à aujourd’hui jugé du style de Serge Garant, et de réhabiliter certaines œuvres au catalogue de sa maturité.

The thirteen melodies composed by Serge Garant (1929-1986) between 1951 and 1956 reveal the steps that lead him to a first period of stylistic maturity. Certain authors suggest that this maturity is characterized by Garant’s use of serialism, which peaks for the first time in the song cycle Caprices (1954). I myself have completed the analysis of these thirteen melodies, and these analyses allow me to link my conclusions to observation of this composer’s recurrent compositional strategies. I can therefore make the case that certain characteristic stylistic traits of the four Caprices – harmonic, rhythmic, and formal traits – begin to appear as early as 1951, in melodies that are not even serial. With these observations completed, it is possible for me to challenge the basis on which we have, until now, judged Serge Garant’s style, and to reintegrate certain works to his mature period.

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