Session / Séance 1b: Theorizing Mozart / Théorisation sur Mozart

Session / Séance 1b: Theorizing Mozart / Théorisation sur Mozart
Wednesday June 1 / Mercredi le 1 juin
9.00 – 11.00 am 
CH F214
Chair / Président : Glen Carruthers, Wilfrid Laurier University

Hypermetrical Shifts and Middleground Harmonic Levels in Mozart / Transitions hypermétriques et premiers niveaux harmoniques chez Mozart Ellen Bakulina, Yale University

In 2008, David Temperley wrote an article on hypermetrical transitions (HTs)—gradual shifts from even-strong to odd-strong hypermeter, or vice versa. This paper complements his work by exploring HTs in canons in Mozart’s chamber music, where two conflicting hypermetrical strands are represented by distinct textural parts. I claim that, in certain canonic passages, one of the imitative strands enters as hypermetrically subordinate—as a shadow hypermeter (my refinement of Frank Samarotto’s term shadow meter), but eventually becomes the new leading metrical strand. I then offer alternative—and conflicting—Schenkerian graphs of these passages, where each middleground-level reading is based on the hypermeter of a distinct canonic voice. I show this by using William Rothstein’s (1995) “rule of harmonic rhythm,” the idea that a hyperdownbeat signals a change of harmony. I also relate the metrical conflicts in canons to the eighteenth-century concept of chamber music as a metaphor for conversation. 

En 2008, David Temperley a publié un article sur les transitions hypermétriques (TH) – déplacements graduels d’un hypermètre, des mesures paires accentuées aux mesures impaires accentuées, ou vice versa. La présente communication poursuit son travail en explorant les TH dans les canons de la musique de chambre de Mozart, où deux éléments hypermétriques sont représentés par des parties texturales distinctes. Je soutiens que, dans certains passages canoniques, l’un des éléments imitatifs intervient en tant que subordonné au plan hypermétrique, à la manière d’un hypermètre fantôme (extension personnelle du terme « mètre fantôme » de Frank Samarotto), mais qu’il finit par devenir le nouvel élément métrique principal. Je propose ensuite d’autres graphiques schenkériens – divergents – de ces passages, dans lesquels chaque lecture du premier niveau se fonde sur l’hypermètre d’une voix canonique indépendante. À cette fin, j’applique la « règle du rythme harmonique » de William Rothstein (1995), selon laquelle un hyper-temps fort signale un changement harmonique. De plus, je relie les conflits métriques des canons à la notion du XVIIIe siècle voulant que la musique de chambre soit une métaphore de la conversation. 

 

Classical Form as Tonal Plan / La forme classique comme schéma tonal 
P. Murray Dineen, University of Ottawa

This paper outlines an approach to the study of musical form in Classical repertoires that differs in two essential regards from the “formal function” orientation proposed by William Caplin. Unlike Caplin, it puts emphasis on long range harmonic progressions encapsulated in tonal plans as formal determinants. Secondly, it emphasizes a highly systematic approach to motivic content as a vehicle for formal expression.
The paper draws upon the writings of Arnold Schoenberg on form and tonality, alongside the work of his student Patricia Carpenter (sometimes referred to as the “Carpenter Narrative,” or the “tonal problem”) and theorists such as Severine Neff and Graham Phipps. It defines the term tonal plan as a descriptor of musical form, illustrating this with reference to the Chopin Etude, op. 10, no. 12. It concludes by analyzing the tonal plan of Beethoven’s Piano Sonata op. 2, no. 1, I.

La présente communication expose une manière d’aborder l’étude de la forme musicale dans le répertoire classique, qui diffère, sur deux points essentiels, de la théorie de la « fonction formelle » que défend William Caplin. En premier lieu, et contrairement à ce que propose ce dernier, elle met en relief les longues progressions harmoniques comprises comme des déterminants formels dans les schémas tonaux. En second lieu, elle défend une démarche particulièrement systématique quant au contenu motivique comme instrument de l’expression formelle.
L’argumentation s’appuie sur les écrits d’Arnold Schoenberg à propos de la forme et de la tonalité, de même que sur les travaux de son élève Patricia Carpenter (auxquels je fais parfois référence par les locutions « discours de Carpenter » ou « problème tonal ») et de théoriciens tels que Severine Neff et Graham Phipps. Le terme « schéma tonal » y est défini comme un élément descriptif de la forme musicale, ce que vient illustrer l’Étude op. 10, no 12, de Chopin. L’analyse du schéma tonal du premier mouvement de la Sonate pour piano op. 2, n o 1, de Beethoven conclut l’exposé.

 

Thick or Thin:  Teaching and Learning Mozart in the 21st Century / Densité ou légèreté : enseigner et faire l’apprentissage de Mozart au XXIe siècle
Kevin Ngo, University of Calgary

This paper explores the ramifications of “thick” and “thin” notation, articulated by Bruce Haynes in The End of Early Music, on the development of expressive and creative abilities in elementary piano students.  “Thick” notation refers to the familiar conventions of music notation inherited from the 19th century. The context and outcome is different than the “thin” Baroque notation described by Haynes but the same principle applies to under-notated music of the Classical period.  “Thin” Urtext editions of Mozart’s Minuet in C major for piano (K. 6) contrast the added indications found in Royal Conservatory of Music’s Celebration Series and Conservatory Canada’s New Millennium Series.  I believe this “thickening” is problematic and detrimental to student development; the inflexibility of edited performance instructions suffocates imagination. Contrastingly, “thin” writing pushes students to discover expression not indicated in the score and allows spontaneous variability in performance that is essential to vitality in this music.

La présente communication examine les incidences de la notation « dense » et « légère », formulée par Bruce Haynes dans The End of Early Music, sur le développement des habiletés expressives et créatives chez des élèves de piano de niveau élémentaire. La notation dense renvoie aux conventions familières de la notation musicale héritée du XIXe siècle. Le contexte et le résultat diffèrent de la notation baroque légère décrite par Haynes, et le même principe s’applique à la musique peu notée de la période classique. Les éditions Urtext légères du Menuet en do majeur pour piano (K. 6) de Mozart offrent un contraste avec les séries Celebration du Conservatoire royal de musique et New Millennium du Conservatoire du Canada, qui comportent des indications ajoutées. Selon moi, cette densification est problématique et nuit au développement de l’élève, car la rigidité des instructions d’exécution éditées brime l’imagination. Par opposition, la notation légère pousse l’élève à découvrir l’expression non indiquée dans la partition et permet la variabilité spontanée de l’interprétation, si essentielle à la vitalité de cette musique.

 

Motion in Music / Music in Motion: Towards a Metaphoric Understanding of Musical Processes / Le mouvement en musique ou la musique en mouvement : vers une compréhension métaphorique des processus musicaux
Adam Roy, The University of Western Ontario

This paper examines an approach to musical analysis centered on the use of motion metaphors. I argue that, to date, this energetics approach lacks a comprehensive and integrated model to describe musical events and processes. In his 2012 book, the late Steve Larson revealed a categorization of “musical forces” centered on concepts of gravity, inertia, and magnetism. I further combine other scholars’ work with Larson’s to develop a model that is readily applicable to the tonal repertoire. This categorization of music into metaphors - for example, gravity, inertia, magnetism, orbit, wave, oscillation, and momentum - provides the analyst and listener with a set of tools for discussing musical motion. Additionally, I develop a means of notation to identify this motion on the score, with examples drawn through case studies of Mozart. 

La présente communication traite d’une méthode d’analyse musicale centrée sur l’utilisation de métaphores du mouvement. Je soutiens que, jusqu’à présent, il manque à cette méthode un modèle global et intégré apte à décrire les événements et les processus musicaux. Dans son ouvrage de 2012, le défunt Steve Larson a établi une classification des « forces musicales » autour des concepts de gravité, d’inertie et de magnétisme. J’intègre les travaux d’autres chercheurs à ceux de Larson pour mettre au point un modèle qui s’applique facilement au répertoire tonal. Cette classification de la musique par métaphores – par exemple, la gravité, l’inertie, le magnétisme, l’orbite, l’onde, l’oscillation et l’élan – procure à l’analyste et à l’auditeur un ensemble d’outils pour aborder le mouvement musical. Je présente en outre une forme de notation qui permet de traduire ce mouvement sur la partition, avec des exemples issus d’études de cas portant sur Mozart. 

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