Session / Séance 3c: American Music / Musique américaine

Session / Séance 3c: American Music / Musique américaine
Wednesday June 1 / Mercredi le 1 juin
2.00 – 4.00 pm
CH F210
Chair / Président : William Jordan, University of Calgary

An “American” Pierrot? Ingolf Dahl's translation for the California Performances of Arnold Schoenberg's Pierrot Lunaire Opus 21 / Un Pierrot américain ? La traduction par Ingolf Dahl du Pierrot lunaire, opus 21, d’Arnold Schoenberg pour les prestations de Californie 
Isabell Woelfel, University of Calgary

The purpose of my paper is to examine what happens when aesthetic objects move from where they originated to new places in the twentieth century. My primary object of study is Ingolf Dahl's 1944 English translation of the texts of Arnold Schoenberg's Pierrot Lunaire Opus 21. 
My paper will take a close look at the reception of Schoenberg's music in Los Angeles in the decades following World War II in order to examine the intercultural implications. I will present information on the concerts that Dahl conducted and in which his translations were used. I will also show that Schoenberg was aware of Dahl's work as translator and interpreter. 
Dahl's significant role as a cultural mediator of Schoenberg's work provides an excellent opportunity to examine the reciprocal impact that work and place had on each other as the art of émigrés was adapted to a new environment. 

La présente communication a pour but d’examiner ce qui se produit lorsque des objets esthétiques se déplacent de leur contexte d’origine à un autre au cours du XXe siècle. Le principal sujet abordé est la traduction anglaise de 1944 par Ingolf Dahl des textes du Pierrot lunaire, opus 21, d’Arnold Schoenberg. 
Cette communication traite de la réception de la musique de Schoenberg à Los Angeles, durant les décennies postérieures à la Seconde Guerre mondiale, et en dégage les implications interculturelles. Elle fournit des renseignements sur les concerts qu’a dirigés Dahl et dans lesquels ses traductions ont été utilisées. De plus, elle montre que Schoenberg connaissait le travail, tant de traducteur que d’interprète, de Dahl.
Le rôle significatif de Dahl en tant que médiateur culturel des œuvres de Schoenberg fournit une excellente occasion d’étudier l’impact réciproque que le travail et le lieu ont eu sur chacun des deux émigrés, alors que leur art s’adaptait à un nouvel environnement. 

 

Changing Women in American Popular Music from 1914-1918 / Transformation de l’image de la femme dans la musique populaire américaine, de 1914 à 1918
Christina Gier, University of Alberta

Images of women often graced the covers of sheet music published in the US in 1914-1917, and sometimes women were also songwriters. Male songwriters dominated the sheet music industry with popular songs; all depicted women as passive representatives of home. These male writers understood women in relation to men (as girlfriend, mother, or dream). In contrast, popular women stage performers, such as Nora Bayes and Elsie Janis, had more control over their performance style and choice of songs. Both were supporters of the soldiers and war effort and both are able to produce different ideas of women with their stardom.

Des représentations de femmes, qui étaient parfois des auteures-compositrices, ornaient souvent la page couverture des partitions publiées aux États-Unis de 1914 à 1917. Les auteurs-compositeurs masculins dominaient l’industrie des partitions de chansons populaires; et toutes dépeignaient la femme comme une représentante passive du foyer. Les auteurs masculins appréhendaient la femme en fonction de sa relation avec les hommes (amoureuse, mère ou rêve). Par contraste, les artistes féminines populaires de la scène, telles que Nora Bayes et Elsie Janis, maîtrisaient davantage le style de leurs prestations et le choix de leurs chansons. En plus de soutenir les soldats et l’effort de guerre, celles-ci parvenaient à générer différents points de vue sur la femme, en raison de leur statut de vedettes.

 

Public Mourning, The Nation, and Samuel Barber’s Adagio for Strings / Le deuil public, la nation et l’Adagio pour cordes de Samuel Barber
Kip Pegley, Queen’s University

Reviews of Samuel Barber’s newly-recorded Adagio for Strings from the 1930s described the work as “dull” and suffering from “thinness of content”; over the 20th century, however, performances of the work and our relationship to it changed so drastically that is now the most widely-performed musical work for public mourning in the Western art music repertoire. Indeed, after a performance by the BBC Orchestra on September 15, 2001, four days after the 9/11 attacks, one reviewer described the event as “the most emotional night I spent in a concert hall.” What happened to the Adagio that night? Why?  By examining three recordings of the Adagio (Toscanini, 1938; Stokowski, 1958 and Slatkin, 2001), I explore how the work transformed over seventy years to become, by 9/11, an emotionally-drenched, American anthem of mourning that encouraged audiences to remember particular people in particular ways, resulting in a subtle yet powerful form of political violence.

Selon les recensions des années 1930 d’un enregistrement alors récent de l’Adagio pour cordes de Samuel Barber, l’œuvre est « dénuée d’intérêt » et son « contenu est mince ». Au cours du XXe siècle toutefois, les interprétations de l’œuvre et notre relation à cette dernière se sont transformées si radicalement qu’elle est maintenant la pièce la plus jouée du répertoire occidental de musique sérieuse lors de deuils publics. Ainsi, à la suite de son exécution par l’Orchestre de la BBC le 15 septembre 2001, quatre jours après les attentats du 11 Septembre, un critique a décrit la soirée comme « la plus émotionnelle que j’aie vécue dans une salle de concert ». Qu’est-il arrivé à l’Adagio ce soir-là ? Pourquoi ? L’étude de trois enregistrements de l’Adagio (Toscanini, 1938; Stokowski, 1958; Slatkin, 2001) me permet d’expliquer la façon dont l’œuvre a évolué sur 70 ans pour devenir, lors du 11 Septembre, un hymne de deuil américain empreint d’émotion, apte à encourager les auditoires à se souvenir de personnes particulières de façon particulière, engendrant une forme subtile, quoique puissante, de violence politique.

 

Meter and Metric Grouping in the Music of Stan Rogers / Métrique et groupement métrique dans la musique de Stan Rogers
Steven Cannon, University of Saskatchewan

This presentation examines meter and metric grouping in the music of Canadian folk musician Stan Rogers. Most of Rogers’ songs have standard time signatures (2/2, 4/4, 3/4) that remain steady throughout each song. The few exceptions, however, are striking and appear in some of Rogers’ best-known works. The presentation gives detailed analyses of the irregular meter in “Fogarty’s Cove,” “Barrett’s Privateers,” and “The Flowers of Bermuda.”
Although Rogers tends to pace his songs using groups of four bars, he also frequently disrupts this standard hypermeter by omitting expected bars or inserting extra ones. In addition, Rogers sets up a five-bar grouping structure in certain works in 3/4 time; in these cases, the more “normal” sounding four-bar groups become the disruptions. The presentation closes by considering implications for the study of meter in music in the Contemporary Folk style more generally. 

La présente communication traite de la métrique et du groupement métrique dans la musique de l’un des musiciens folks canadiens, Stan Rogers. Les chiffres indicateurs de la plupart des chansons de Rogers sont habituels (2/2, 4/4, 3/4) et se maintiennent du début à la fin de chaque morceau. Toutefois, quelques exceptions frappantes figurent dans certaines des pièces les plus connues de Rogers. La communication propose des analyses détaillées des métriques irrégulières de « Fogarty’s Cove », « Barrett’s Privateers » et « The Flowers of Bermuda ».
Bien que Rogers ait tendance à organiser ses chansons en groupes de quatre mesures, il arrive souvent qu’il perturbe ce déroulement hypermétrique en omettant des mesures prévues ou en en insérant d’autres. De plus, Rogers met en place une structure de groupement comprenant cinq mesures dans certaines chansons à trois temps de noires (3/4). Dans ce cas, les groupes sonores plus « normaux » de quatre mesures deviennent les éléments perturbateurs. Il est question, pour conclure, des implications générales de ce travail pour l’étude de la métrique dans la musique de style folk contemporain. 

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