Session / Séance 4b: Schubert / Schubert
Wednesday June 1 / Mercredi le 1 juin
4.30 – 5.30 pm
CH F214
Chair / Présidente : Christina Gier, University of Alberta

Unfolding the Mystery of Metric Ambiguity: Hypermeter and Form in the Finale of Schubert’s Piano Sonata in D major, D.850 / Hypermètre et forme dans le Finale de la Sonate pour piano en ré majeur, D. 850, de Schubert, ou l’élucidation du mystère de l’ambiguïté métrique 
Joseph Chi-Sing Siu, Eastman School of Music 

The opening theme in the final movement of Schubert’s Piano Sonata in D major, D. 850, presents a metrically ambiguous scenario. Rothstein (1989, 62) identifies the hypermetrical downbeat to be on the first beat of measure 3, but Sutcliffe (1991, 390) disagrees and he argues that the hypermetrical downbeat is on the third beat of measure 2. Metric analyses based on Lerdahl and Jackendoff’s Metric Preference Rules show that both Rothstein’s and Sutcliffe’s hearings are equally rational and well-formed. In this paper, I will trace the unfolding of this metrically ambiguous theme throughout the movement, discuss rhythmic techniques that Schubert uses to preserve or to abandon the ambiguity of the phrase, and examine how the formal design of the movement is influenced by this narrative of the metrically ambiguous theme. My analysis will show that each formal section of the Rondo displays their own hypermetrical character as much as their tonal and thematic characters. 

Le thème d’ouverture du dernier mouvement de la Sonate pour piano en ré majeur, D. 850, de Schubert présente un scénario ambigu sur le plan métrique. Rothstein (1989, 62) attribue le temps fort hypermétrique au premier temps de la troisième mesure; Sutcliffe (1991, 390) défend au contraire qu’il se produit sur le troisième temps de la deuxième mesure. Des analyses métriques basées sur les règles préférentielles de groupement de Lerdahl et Jackendoff montrent que les opinions de Rothstein et de Sutcliffe sont également rationnelles et bien fondées. Dans la présente communication, je retrace le déroulement de ce thème ambigu du point de vue métrique au cours du mouvement, je traite des techniques rythmiques qu’utilise Schubert afin de préserver ou d’évacuer l’ambiguïté de la phrase, et j’examine la façon dont la conception formelle du mouvement est influencée par une telle description de ce thème métriquement ambigu. Mon analyse indique que chaque section formelle du Rondo possède son propre caractère hypermétrique, ainsi que tonal et thématique. 

 

Fonction formelle et signification du majeur-mineur chez Schubert / Formal function and meaning in Schubert’s use of major-minor
Marie-Ève Piché, Université de Montréal

Bien que le majeur-mineur soit largement reconnu comme un trait idiosyncrasique de la musique de Schubert, les écrits portant sur ce sujet sont souvent imprécis. En effet, le majeur- mineur se décline en plusieurs types de phénomènes qui n’ont pas fait l’objet d’une typologie détaillée permettant de hiérarchiser son importance dans les œuvres de Schubert. Malgré la diversité des formes que Schubert a employées, nous avons pu dégager quelques constantes quant au rôle du majeur-mineur dans l’organisation formelle. Nous avons identifié trois principaux types d’événements qui font appel à l’interchangeabilité des modes majeur et mineur dans un contexte non modulant : la coloration ornementale, l’emploi d’accords issus du mode homonyme et l’opposition de modes entre deux phrases successives. Notre typologie permet ainsi de mieux définir certains éléments qui régissent les interactions entre la microstructure et la macrostructure dans les œuvres de Schubert. 

While major-minor juxtaposition is broadly recognized as an idiosyncratic trait of Schubert’s music, writings on this subject are often vague. In fact, major-minor subdivides into many kinds of phenomena for which no detailed typology exists that would allow for the hierarchization of its importance within Schubert’s works. In spite of the diversity of forms that Schubert employed, we have been able to determine a few constants in the role of major-minor in his organization of formal structures. We have identified three main types of events that speak to the interchangeable nature of major and minor modes in a non-modulating context: ornamental colouration, use of chords drawn from the parallel mode, and modal opposition between two consecutive phrases. Our typology thus allows for improved definition of certain elements that control the interactions between microstructure and macrostructure in Schubert’s works.

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