Session / Séance 5a: Canadiana I / Canadiana I
Thursday June 2 / Jeudi le 2 juin
10.30 am – 12.30 pm 
CH F202
Chair / Président : Gordon Smith, Queen’s University

Glenn Gould on the air: Gould’s relationship with the Canadian Broadcasting Corporation / Glenn Gould à l’antenne : la relation de Gould avec la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) 

Paul Sanden, University of Lethbridge

Upon his retirement from the concert stage in 1964, Glenn Gould began to fully realize his potential within the broadcast studio. Through his work at the CBC, Gould developed incredibly influential approaches to the presentation of music in the contexts of radio and television broadcasts. Moreover, all of this activity was greatly facilitated by the relationship between Gould and John P. L. Roberts, who held various supervisory roles in the music division at CBC Radio in Toronto from 1957-1977.
To date, very little scrutiny has been given to the unique nature of Gould’s relationship with the CBC, which afforded him the time and artistic freedom to pursue many of his most revolutionary ideas. Relying mainly on archival materials and interviews with John P. L. Roberts, this paper will examine how the unique relationship between Gould and the CBC gave rise to some of his most innovative and influential work.

En se retirant de la scène en 1964, Glenn Gould a commencé à prendre conscience des possibilités que lui offrait le studio de diffusion. Son travail à la CBC l’a amené à mettre en œuvre des manières de présenter la musique dans le cadre d’émissions de radio et de télévision, qui ont eu une portée considérable. En outre, la relation que Gould entretenait avec John P. L. Roberts a grandement facilité ses activités, ce dernier assumant diverses fonctions de supervision dans la division musicale de CBC Radio à Toronto, de 1957 à 1977.
Jusqu’à maintenant, on a très peu abordé la nature particulière du lien entre Gould et la CBC, qui lui a procuré le temps et la liberté artistique de poursuivre nombre de ses idées les plus révolutionnaires. La présente communication, fondée principalement sur les documents d’archives et les interviews qu’il a accordées à John P. L. Roberts, traite de la façon dont la relation privilégiée entre Gould et la CBC a permis l’éclosion de certaines de ses œuvres les plus novatrices et influentes.

 

Madness and Miscommunication in Harry Somers’ Louis Riel / Folie et mauvaise communication dans Louis Riel de Harry Somers 

Colette Simonot-Maiello, Brandon University

Historians have crafted the story of Louis Riel in numerous and conflicting ways: he is described variously as a patriot, traitor, murderer, martyr, madman, and mystic. Although musical works that focus on Riel usually represent him as a patriotic hero, Harry Somers’ 1967 opera is an exception. In this paper, I argue that Somers engages with complex representations of Riel as madman and mystic by accessing the operatic device of the mad scene. In this scene, Riel claims in a mystical vision to be anointed the prophet of the new world. Somers invites multiple interpretations of this scene by simultaneously portraying Riel as a madman experiencing a hallucination and as a mystic experiencing a prophetic vision, providing musical evidence to bolster each reading. Examining this scene in light of the burgeoning field of mad studies offers a compelling reading of cultural miscommunication writ large (Mad Matters, 2013).

Les historiens ont raconté l’histoire de Louis Riel de multiples et contradictoires façons. Ainsi, on l’a qualifié tour à tour de patriote, de traite, d’assassin, de martyre, de fou et de mystique. Même si les œuvres musicales autour de Riel le représentent généralement comme un héros patriotique, l’opéra de 1967 de Harry Somers fait figure d’exception. Je maintiens dans la présente communication que Somers s’est livré à de complexes représentations de Riel en tant que fou et mystique en employant la convention opératique de la scène de la folie. Dans cette scène, Riel, assailli par une vision mystique, affirme qu’il est sacré prophète du nouveau monde. Somers suggère des interprétations variées de cette scène en dépeignant Riel simultanément comme un fou qui est victime d’une hallucination et un mystique qui a une vision prophétique. Le compositeur étaie chaque interprétation par des éléments musicaux. L’approfondissement de cette scène à la lumière du domaine florissant d’études sur la folie procure une lecture convaincante de la mauvaise communication culturelle poussée à l’extrême (Mad Matters, 2013).

 

Requiem for a Generation?: Negotiating Death and Memory after Afghanistan / Requiem pour une génération ? Défier la mort et les souvenirs en revenant d’Afghanistan
Erin Sheedy, McGill University

In 2012 the Calgary Philharmonic Orchestra (CPO) presented “Music for War & Peace: A Music Festival for Our Time.” The culmination of this two-week festival, which brought together partnering arts and cultural institutions across the city, was the world premiere of a memorial work commissioned from Canadian composer Jeffrey Ryan, entitled Afghanistan: Requiem for a Generation. Ryan’s work juxtaposes familiar Latin texts with the often-graphic poetry of Suzanne Steele (Canadian Forces Artist, 2008-09), fusing centuries of tradition with recent military conflicts. I argue this work, despite its use of secular poetry and its positioning apart from an overtly religious setting, performs a cathartic function. An interrogation of the Afghanistan requiem, structurally and musically, reveals the continued relevance of the requiem for local, and perhaps Canadian publics, offering an encounter with death that is at once subjective and communal, secularized and spiritual.

En 2012, l’Orchestre philharmonique de Calgary a présenté War & Peace: A Music Festival for Our Time in Calgary. Ce festival de deux semaines, qui réunissait des institutions partenaires des milieux artistiques et culturels de la ville, culminait par la première mondiale de l’œuvre commémorative Afghanistan: Requiem for a Generation, commandée au compositeur canadien Jeffrey Ryan. Cette œuvre juxtapose des textes latins connus à la poésie souvent graphique de Suzanne Steele (artiste des Forces canadiennes, 2008-2009), fusionnant ainsi des siècles de tradition avec de récents conflits militaires. Je soutiens que cette œuvre, malgré son recours à la poésie profane et son éloignement d’un cadre ouvertement religieux, remplit une fonction cathartique. L’observation des plans structurel et musical de l’œuvre révèle que le requiem conserve sa pertinence auprès des publics à l’échelle locale, et peut-être canadienne, car il leur permet d’affronter la mort, une expérience à la fois subjective et collective, laïque et spirituelle.

 

Pitching Opera: Defining and Dividing Music Theatre in Canada after 1950 / Promouvoir l’opéra : définition et catégorisation du théâtre musical au Canada après 1950
Colleen Renihan, University of Guelph

Surveying the programs and archival materials of several of Canada’s most prominent music festivals reveals a fascinating story about the evolution of generic distinctions in music for the stage in Canada—specifically, a story that traces the “sacralization” of opera, as Lawrence Levine has described it (1988). Archival materials from the Guelph Spring Festival, Stratford Music Festival, and Banff Summer Arts Festival reveal fascinating trends in the discourse surrounding the issue of genre. Ultimately, this murky history reveals the need to examine more closely the rich—if fraught—shared history of opera and musical theatre in Canada.

L’examen des programmes et des documents d’archives de plusieurs des plus célèbres festivals de musique du Canada révèle l’évolution fascinante des distinctions génériques en musique de scène au Canada – qui montre en particulier la « sacralisation » de l’opéra, selon la description de Lawrence Levine (1988). Les documents d’archives du Festival du printemps de Guelph, du Festival de musique de Stratford et du Festival des arts d’été de Banff font ressortir d’intéressantes tendances propres au discours entourant le genre. Finalement, ce récit trouble confirme la nécessité de se pencher plus avant sur la riche histoire –quoique tumultueuse – que partagent l’opéra et le théâtre musical au Canada.

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