Session / Séance 10c: Ethnographies / Ethnographies
Friday June 3 / Vendredi le 3 juin
3.30 – 4.30 pm
CH F210
Chair / Présidente : Valentina Bertolani, University of Calgary

Do You Even PLUR Bro? A Comparative Analysis of Underground and Mainstream Perspectives in Canadian Rave Culture / Hé, tu PLUR, mon pot? Une analyse comparative des perspectives marginales et populaires de la culture rave canadienne
M Gillian Carrabre, University of Western Ontario

PLUR (peace, love, unity, and respect), an accepted ideology within the study and practice of rave, has transitioned from an ethos to a symbolic term in recent years. Mainstream rave events are spaces where young people believe that cultural and social hierarchies temporarily dissolve. However, social interactions among practitioners exhibit characteristics of stereotyping, indicating that hegemony maintains a presence in the subculture. Park (2014) concludes that although the concept of PLUR is advocated by informants and the industry at large, “patriarchal heteronormative” boundaries are in fact reproduced and perpetuated through oppression-blind ideologies internalized by scene members. I contend that in underground rave communities in London and Toronto, Ontario, members practice the PLUR ethos beyond individual events, as a philosophy of life. However, its meaning at mainstream events has altered, and corresponds with Park’s conclusions. Research was conducted ethnographically, from the standpoint of overt participant-observer, over a period of one year. 

PLUR (paix, amour, unité, respect), une idéologie promue dans le cadre de l’étude et de la pratique de la rave, est passé d’éthos à terme symbolique au cours des dernières années. Selon les jeunes qui y assistent, les partys raves sont des contextes où les hiérarchies culturelles et sociales disparaissent temporairement. Les interactions sociales parmi les participants génèrent cependant des stéréotypes qui indiquent que l’hégémonie est encore présente dans cette sous culture. Park (2014) en déduit que, bien que les répondants et l’industrie défendent le concept PLUR, les obstacles « patriarcaux hétéronormatifs » sont en fait reproduits et se perpétuent au moyen d’idéologies faisant abstraction de l’oppression qu’ont internalisées certains des jeunes. Je soutiens que, dans les collectivités raves marginales de London et de Toronto, en Ontario, les membres ont adopté l’éthos PLUR comme philosophie de vie, plutôt que lors des seuls événements raves. Cependant, sa signification dans le cadre d’événements populaires a changé et correspond désormais aux conclusions de Park. Durant une année, j’ai effectué des recherches ethnographiques sur ce phénomène en tant qu’observatrice et participante. 

 

Strange Bedfellows: Punk, Media, and Politics of Legitimacy in a Local Music Scene / Drôles de copains : le punk, les médias et la légitimité sur la scène musicale locale
Jennifer Messelink, University of Alberta

This paper utilizes archival research, participant interviews and analysis of mainstream and independent media to determine how punk, a genre that was arguably considered a British phenomenon, came to have local meaning. Strategies of scene building are explored such as embodied notions of culture through global media messages (Said, 1989) and fanzines as sites of youth initiated media (Chu, 1997). I will argue that that the media played a crucial role in the formation of the Edmonton punk scene 1979-1985, by providing a place for punk as a provisional discursive formation: “the ability of those involved to enforce or negotiate definitions, exclusions and positions which reinforce their interests.” (Laing, 1985) 

Au moyen d’archives, d’entretiens avec des participants et de l’analyse de médias populaires et indépendants, je détermine de quelle manière le punk, un genre considéré sans contredit comme britannique, s’est exporté chez nous. J’examine des stratégies qui ont servi à en poser les fondements, comme les notions culturelles acquises par l’entremise des messages médiatiques mondiaux (Said, 1989) et les fanzines en tant que moteurs culturels utilisés par des jeunes (Chu, 1997). Je soutiens que les médias ont joué un rôle crucial dans la création de la scène punk d’Edmonton de 1979 à 1985 en fournissant au punk une formation discursive provisionnelle, soit « la possibilité pour tous les intéressés, de faire respecter ou de négocier des définitions, des exclusions et des opinions qui favorisent leurs intérêts » (Laing, 1985).