CAML / ACBM
Session / Séance 5d: Issues in Librarianship / Questions de bibliothéconomie
Thursday 2 June 2016 / jeudi le 2 juin 2016
10.30 am – 12.30 pm
Scotia Bank Milling Area, Rozsa Centre
Chair / Président: Brian MacMillan, Western University

The Audiophile in Music Discourse: Implications for the Terms of Discussion around Library Sound Recording Collections / L’audiophile et la place qu’il occupe dans le débat entourant les collections d’enregistrements sonores dans les bibliothèques 
Ronald J. Rooth, MacEwan University 

When librarians argue for the retention of LPs, CDs and lossless audio formats in the library collection, do they sound like audiophiles? The “audiophile,” a recurring character in popular and academic music writing, variously arrives on the scene as a nostalgic, voluptuous, or nerdy figure whose consumptive passion, when faced with the sensual pleasures of music, contrasts with the austerity and asceticism of the writer. In texts ranging from music appreciation textbooks to papers about hi-fi, lo-fi, no-fi, and post-fi aesthetics, discursive distancing from the audiophile and other “lovers” creates an obstacle to adducing from these sources an academic need for high quality audio formats. While there are a vast number of disciplinary approaches to the study of sound recordings, the question about whether the library should convert its music collection to low bitrate streamed audio is often a technical-legal discussion about how and when, rather than why. Is the academic use of high quality audio formats part of, if anything, an informal culture of musicology and music pedagogy?

Quand les bibliothécaires défendent la sauvegarde des 33 tours, des CD et des formats audio sans perte dans les collections, ressemblent ils à des audiophiles? Personnage récurrent des écrits populaires et universitaires portant sur la musique, « l’audiophile » est nostalgique, voluptueux ou intellectuel et sa passion effrénée, lorsqu’il goûte les plaisirs sensuels de la musique, tranche avec l’austérité et l’ascétisme de l’auteur. Dans les textes, tant les manuels traitant de l’appréciation de la musique que les présentations – qui abordent l’esthétique de la haute fidélité, du peu de fidélité ou de son absence, ainsi que de la post-fidélité –, les auteurs se distancent sur le plan discursif de l’audiophile et des autres « amants » de la musique. Ce faisant, ils nous privent d’étayer le besoin de formats audio de qualité dans les universités. S’il existe un vaste éventail d’approches et de disciplines relatives à l’étude des enregistrements sonores, la question de savoir si la bibliothèque doit convertir sa collection de musique à l’écoute en continu à faible débit binaire est souvent technique et juridique, et elle se préoccupe davantage de la façon de s’y prendre et du temps requis que de sa raison d’être. Les usagers universitaires des formats audio de grande qualité s’inscrivent ils dans une culture informelle de musicologie et de pédagogie musicale?

 

Can I get a pickle with that? Specialists, Generalists, and the Academic McLibrary / Un chausson avec ça? les spécialistes, les généralistes et la McBibliothèque universitaire
Timothy Neufeldt, University of Toronto 

A feature editorial in Limelight: Australia’s Classical Music and Arts Magazine (Jan. 11, 2016) by popular conductor and educator Richard Gill, speaks to heart of an ongoing crisis in academic music libraries around the globe. Gill’s call to “Support your local specialist librarian” recounts his experience with front-line music library staff, who unfortunately knew nothing of the relatively mainstream composer or work Gill was interested in. While the story ended with a successful reference encounter thanks to the specialist librarian who was eventually called upon to help him, Gill’s frustrating experience resonates strongly with music librarians, whose specialist knowledge is a needed prerequisite for the job but who find their positions either combined with other disciplines, or eliminated entirely for budgetary reasons. Through a literature review of recent reference service trends, this paper posits that subject specialist librarians are a necessity in meeting patron needs and, moreover, are a prerequisite to ensure meaningful and consequential music collections.

Un éditorial, paru le 11 janvier 2016 dans Limelight: Australia’s Classical Music and Arts Magazine et rédigé par le populaire chef d’orchestre et éducateur Richard Gill, aborde directement le sujet de la crise qui se perpétue dans les bibliothèques de musique des universités à l’échelle planétaire. M. Gill appelle le public à « soutenir ses bibliothécaires spécialistes », tout en racontant son expérience auprès du personnel de première ligne d’une certaine bibliothèque de musique, qui ne savait malheureusement rien du compositeur et des œuvres relativement bien connus auxquels s’intéressait M. Gill. Si cette histoire s’est bien terminée (on a sollicité l’aide d’un bibliothécaire spécialiste qui a finalement pu servir M. Gill), ce genre de frustration préoccupe beaucoup les bibliothécaires de musique, dont la formation spécialisée est un préalable à l’emploi, mais dont le poste est souvent amalgamé à celui d’une autre discipline ou tout simplement aboli en raison de contraintes budgétaires. En m’appuyant sur une revue de la littérature décrivant les tendances récentes des usagers, j’affirme que les bibliothécaires spécialistes sont indispensables tant pour répondre aux besoins des utilisateurs que pour veiller au bon développement de collections de musique pertinentes.

 

Panel: Collection Development in Canadian Academic Libraries (60 min.) / Le développement des collections dans les bibliothèques des universités canadiennes
Houman Behzadi, University of Toronto; Carolyn Doi, University of Saskatchewan; Jan Guise, University of Manitoba; Kevin Madill, University of British Columbia 

Music librarians with shrinking acquisitions budgets, crowded shelves, and pressure to create more student study space face fundamental questions: How do we sustain the quality of the music collection with limited funds? How can we be proactive with collection development when so much is beyond our control? 
Houman and Carolyn will present survey results that capture a snapshot of the current state of music acquisition funds and collection building activities in Canadian academic libraries.In particular, they will cover how these funds are organized, where they are being spent, and how fluctuations in institutional support for library collections may impact music collection-building mandates across Canada. Since the fall in the Canadian dollar and the lower purchasing power of the library, this survey may be used to develop contingency measures to examine potential changes in the area of music collection development. 
Jan and Kevin will review the pros and cons of two potential responses to shrinking budgets. First, seeking donations (monetary or in-kind).  Endowed funds can increase acquisitions budgets, but are vulnerable to market fluctuations. They can also come with donor restrictions. In-kind donations add value to our collections but require staff resources to process and catalogue. Second, collaborating with other music librarians to highlight unique collections and avoid duplication of effort. Successful collaboration depends on like personalities, geography, and institutional support. Do music librarians in Canada have enough purchasing power to negotiate with vendors?  Can librarians serving different institutions and patron communities find a coordinated future together?

Les bibliothécaires de musique aux prises avec la compression de leur budget d’acquisition, des rayons encombrés et la pression de créer plus d’espaces consacrés à l’étude se posent certaines questions fondamentales. Comment préserver la qualité de la collection de musique malgré la réduction des fonds? Comment être proactifs quant au développement des collections lorsque tant de choses échappent à leur autorité?
M. Behzadi et Mme Doi présentent les résultats d’un sondage qui fournissent un aperçu de l’état actuel des budgets d’acquisition et du développement des collections dans les bibliothèques universitaires du Canada. Ils s’attardent en particulier à la répartition de ces fonds et à leur dépense, ainsi qu’à l’effet que risquent de produire les fluctuations du soutien aux établissements sur le développement des collections partout au Canada. En réaction à la chute du dollar canadien et au pouvoir d’achat affaibli des bibliothèques, ce sondage peut servir à étudier les améliorations possibles à apporter au développement des collections de musique et à créer des mesures d’urgence.
Mme Guise et M. Madill examinent les pour et les contre de deux réactions potentielles aux compressions budgétaires. D’abord, on peut solliciter des dons (en argent ou en nature). Les fonds de dotation peuvent arrondir le budget d’acquisition, mais ils sont assujettis aux fluctuations du marché et aux restrictions des donateurs. Les dons en nature ajoutent de la valeur aux collections, mais on doit consacrer des effectifs à leur manipulation et à leur catalogage. Ensuite, on peut collaborer avec d’autres bibliothécaires de musique afin de mettre en valeur les collections uniques et d’éviter de dédoubler les efforts. Une coopération harmonieuse dépend de la personnalité des gens concernés, de l’emplacement de l’établissement et du soutien dont il jouit. Le pouvoir d’achat des bibliothécaires de musique au Canada est-il assez grand pour leur permettre de négocier avec les fournisseurs? Les bibliothécaires qui servent divers établissements et des collectivités variées peuvent ils envisager l’avenir ensemble? 

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