CAML / ACBM - Session / Séance 6d: Music in Canada

CAML / ACBM
Session / Séance 6d: Music in Canada
Thursday 2 June 2016 / jeudi le 2 juin 2016
2.00 – 4.00 pm
Scotia Bank Milling Area, Rozsa Centre
Chair / Présidente: Laura Snyder, Mount Allison University

Resounding Culture: Recontextualizing Resources for Histories of Music in Canada / Préserver la culture : contextualiser de nouveau les ouvrages portant sur l’histoire de la musique au Canada
Jamie Meyers-Riczu, Sean Luyk, Mary Ingraham, David Gramit, University of Alberta 

The diversity of activities that constitute the history of music in Canada creates enormous intellectual and practical challenges. Existing music histories have often responded by narrowing their scope, focusing on works within the European ‘classical’ tradition, frequently ignoring or considering only peripherally the music of oral or other folk and popular traditions and often linking history to a narrative of national development. Although such approaches have been critiqued in cultural, literary, media, and anthropological studies, and music scholars have recognized the need for more inclusive histories, there is no broadly inclusive resource for interdisciplinary study of the multicultural and multifaceted phenomenon of music in Canada. This presentation will discuss how best to employ the new possibilities inherent in a linked open data resource to recontextualize musical activities in Canada to create a digital collection that aggregates metadata and links digital assets across collections.
The purpose of this presentation is to outline our project and to receive early feedback on potential opportunities and challenges. We will describe briefly the theoretical and methodological basis for situating musical developments in Canada in relation not only to the concerns for a national ‘voice’ but also to transnational, colonial, and postcolonial histories; outline a potential platform that links multiple digital collections of cultural materials through new approaches to curating cultural metadata; and discuss the selection criteria for diverse cultural resources from across distinct digital collections, and ideas for their curation within interconnected topic areas reflecting the experience of music-making in Canada.

La grande variété d’activités dont se compose l’histoire de la musique au Canada est des plus problématique tant sur les plans intellectuel que pratique. En réaction à cette difficulté, on a fréquemment atténué la portée des récits relatifs à l’histoire de la musique en se concentrant sur la tradition « classique » européenne; et cela, souvent en négligeant ou en ne prêtant qu’une attention passagère à la musique orale, traditionnelle et populaire, et en reliant ces histoires au récit du développement national. Bien que des études culturelles, littéraires, médiatiques et anthropologiques aient décrié cette approche, et que les érudits de la musique aient reconnu la nécessité d’avoir des récits plus inclusifs, il n’existe aucune ressource inclusive d’études interdisciplinaires du phénomène musical multiculturel et aux multiples facettes du Canada. Cette présentation traite des meilleurs moyens de se servir des données liées pour contextualiser de nouveau les activités musicales au Canada et pour créer une collection numérique de métadonnées et de biens numériques qui fusionne toutes les collections.
Notre présentation a pour but de faire connaître notre projet et de recevoir une rétroaction quant aux avantages et aux problèmes qu’il recèle. Nous y décrivons brièvement les assises théoriques et méthodologiques employées pour situer l’évolution de la musique au Canada, non seulement afin de répondre aux inquiétudes de ceux qui souhaitent avoir une « voix » nationale, mais aussi pour la recadrer dans les récits transnationaux, coloniaux et postcoloniaux. Nous parlons d’une plateforme qui lierait de nombreuses collections numériques de matériel culturel par de nouvelles approches de conservation des métadonnées culturelles. Nous nous entretenons des critères de sélection utilisés quant aux diverses ressources culturelles provenant de collections numériques distinctes, et nous proposons des moyens de les conserver au sein de secteurs thématiques reliés qui reflètent l’expérience des musiciens au Canada. 

 

20 Years (more or less) of the Virtual Gramophone / Le Gramophone virtuel a environ 20 ans
Richard Green

The Virtual Gramophone was one of the first multi-media web sites devoted to 78-rpm discs.  Originally a project of the National Library of Canada, now Library and Archives Canada, the Virtual Gramophone sought to document the history of the music industry in Canada and provide access to recordings in the Library's collection.  This presentation will look at the original goals of the project and how they evolved over the years.  This will include a discussion of the web site content, web interface, cataloguing and description of the discs, collection management practices, audio digitization, and the challenges faced in times of great organizational change and shifting institutional approaches to the web. It will also examine the current state of the Virtual Gramophone.

Le Gramophone virtuel a été l’un des premiers sites Web multimédias consacrés aux 78 tours. À l’origine un projet de la Bibliothèque nationale du Canada, maintenant devenue Bibliothèque et Archives Canada (BAC), le Gramophone virtuel visait à documenter l’histoire de l’industrie de la musique au Canada et à donner accès aux enregistrements de la collection de BAC. Durant cette présentation, je me penche sur les objectifs originaux de ce projet et leur évolution au fil du temps. Je parle du contenu du site Web, de son interface, du catalogage et de la description des disques, des pratiques en matière de gestion des collections, de la numérisation audio et des difficultés que posent les grands changements organisationnels et les nouvelles approches des établissements au Web. J’examine aussi l’état actuel du Gramophone virtuel.

 

New Happenings in the Digital Delivery of Music at the Canadian Music Centre  / Nouvelles méthodes numériques pour faire connaître la musique au Centre de musique canadienne (CMC)
Kyla Jemison, University of Toronto & Lelland Reed, University of Toronto

As the repository for many of Canada’s composers, the Canadian Music Centre is mandated “to stimulate the awareness, appreciation and performance of Canadian new music by making the music of its Associate Composers available through the Centre's collection, information resources, and production and distribution services.” In 2010 the CMC began preparations to launch a new and improved website to help them fulfill this mandate. One of the main objectives for this site was to create enhanced content access that would seamlessly connect a work with its metadata, its digital score and/or parts, and audio recordings of studio and concert performances. Creating this access required changes to the way the CMC handled metadata, archives, access, acquisitions, requests, and interdepartmental relationships. Additionally it fundamentally changed the way library users, including performers, composers, and researchers, interact with the CMC and its resources. This presentation will discuss how the CMC accomplished this goal and the project’s current success, and demonstrate the CMC’s website from both the user and administrative perspectives, with the hope of providing a model for the possibilities of a digital music repository.

Puisque de nombreux compositeurs canadiens y déposent leurs œuvres, « le Centre de musique canadienne a pour mission de stimuler la connaissance, l’appréciation et l’exécution de la musique canadienne en mettant à la disposition du public la musique de ses Compositeurs agréés par le biais de sa collection, de ses ressources d’information ainsi que de ses activités de réalisation et de distribution ». En 2010, le CMC a entrepris des préparatifs dans le but de lancer un site Web rénové qui l’aiderait à remplir son mandat. Parmi les objectifs principaux, on souhaitait faciliter l’accès au contenu de ce site, en liant harmonieusement une œuvre et ses métadonnées, sa partition numérique et ses enregistrements sonores et de concerts. Pour offrir ce genre d’accès, il a fallu que le CMC change sa façon de gérer les métadonnées, les archives, ses acquisitions, l’accès des usagers et leurs demandes, ainsi que ses relations interservices. De plus, il a fondamentalement transformé la manière dont les utilisateurs de la bibliothèque, y compris les artistes, les compositeurs et les chercheurs, interagissaient avec le CMC et ses ressources. Cette présentation fait ressortir le moyen par lequel le CMC a atteint son but et parle du succès dont il jouit à l’heure actuelle. On y fait une démonstration du site Web, tant de la perspective de l’usager que de celle du personnel administratif, afin de fournir un modèle viable de dépôt numérique de musique.  

 

Lifting the Smoke off the TPP: The Impact of the Copyright and Intellectual Property Clauses on Canadian Musicians and Music Librarians / Lever le voile sur le Partenariat transpacifique : l’incidence des clauses en matière de droit d’auteur et de propriété intellectuelle sur les musiciens canadiens et les bibliothécaires de musique 
Scott MacDonald, Western University 

Despite our unique “Made in Canada” approach to Copyright legislation and the broad interpretation taken by the Supreme Court regarding fair dealing and user’s rights, the Trans-Pacific Partnership, if ratified, will greatly alter our current copyright statute. When materials are permitted to become part of the public domain or used under fair dealing clauses, access to information allows for the free dissemination of information increasing the cultural capital and collective knowledge of humanity. If kept behind “walled-gardens,” materials do not add to the public sphere as the information becomes nothing but a commodity to its owners. With restrictive copyright regimes, artificial scarcity is created to the detriment of everyone. As such, when the arts specifically become inaccessible to the public due to the increasing costs of creation, production, transmission, and presentation humanity loses its ability to self-reflect, educate and progress forward.
This presentation will help to ‘lift off the smoke’ regarding the potential impacts TPP will have on libraries and librarians continuing to ensure the dissemination of information. Additionally, the paper will provide an in-depth examination of the potential ramifications for musicians, music libraries and librarians regarding changes to the areas of: copyright, fair dealing, performer’s rights, digital rights management, course reserves, rental agreements, royalties, performance licenses, performance archives, and scholarly research.  Finally, examples will be presented of potential collaboration between music librarians, copyright scholars, students, staff, and professors that can help to advocate against ratification of the TPP agreement.

En dépit de notre approche typiquement canadienne à la législation relative au droit d’auteur et malgré l’interprétation large de la Cour suprême par rapport à l’utilisation équitable et aux droits des usagers, le Partenariat transpacifique (PTP), s’il était ratifié, transformerait radicalement nos lois sur le droit d’auteur. Quand on intègre des documents au domaine public ou que l’on en fait une utilisation équitable, l’accès à l’information permet la transmission de renseignements qui augmentent le capital culturel ainsi que les connaissances collectives de l’humanité. Si l’on garde précieusement ces renseignements, ils n’enrichissent en rien la sphère publique puisqu’ils ne sont alors qu’une simple marchandise réservée à l’usage de ses propriétaires. Là où le droit d’auteur est strictement protégé, on crée une rareté artificielle, au détriment de tous. Par conséquent, lorsque le public n’a plus accès aux arts en raison des coûts galopants de leur création, de leur production, de leur transmission et de leur présentation, l’humanité perd la faculté de réfléchir à son propre sujet, de s’éduquer et d’aller de l’avant. 
Cette présentation a pour but de « lever le voile » sur les effets du PTP que risquent de ressentir nos bibliothèques et nos bibliothécaires qui veillent à disséminer l’information. En outre, l’exposé examine en profondeur les ramifications potentielles de cet accord pour les musiciens, les bibliothèques et les bibliothécaires de musique dans les domaines suivants : le droit d’auteur, l’utilisation équitable, les droits des artistes, la gestion des droits numériques, les réserves de cours, les ententes de location, les redevances, les contrats d’abonnement, les archives de concert et la recherche savante. Enfin, je présente des exemples de collaboration possible entre les bibliothécaires de musique, les experts en matière de droit d’auteur, les étudiants, les effectifs des universités et les professeurs qui peuvent s’unir pour militer contre la ratification du PTP.